« Il n’y a pas de mauvaise défaite, Chacun doit se regarder dans la glace. Trop d’inconstance. Nous n’étions pas prêts face à une équipe comme celle-ci. Si on travaille on les battra. » Sandra Cléaux était un peu « chafouin » après le match aller du 23 novembre, dont on se souvient qu’il avait vu Le Puy dominer l’Elan au Colisée (65/47). Mauvaise entame, laxisme en défense, et par voie de conséquence inefficacité en attaque, les équipiers de Dahamani s’étaient repris dans le troisième quart temps mais sans pouvoir limiter l’écart au score. Un écart de 18 points donc, que nos joueurs devront remonter et dépasser s’ils veulent reprendre seuls le fauteuil de leader qu’ils partagent avec les Ponots.
Indubitablement une tâche ardue, très ardue même dans une salle sans doute toute acquise à la cause des hommes du sélectionneur national. Mais depuis la fin 2024, Chalon a prouvé qu’il avait gagné en intensité défensive, en organisation, en volonté. Non seulement au fil des rencontres de championnat mais aussi au cours de son périple grec et de la manche de l’Eurocup dont on sait qu’ils sont sortis avec un carton plein au terme de matches références dont celui face aux Turcs du Besiktas (+20 points).
A eux de rééditer cette performance. En face des garçons aguerris, plus que performants à l’image du Canadien Higgins mais aussi de Ahmani qui lors du match aller avait affiché 24 points à son compteur.
Côté Chalonnais, on notera l’absence de Grisha Milyutin qui s’était sérieusement blessé à l’entraînement la semaine dernière. Gageons que les fautes ne s’abattent pas sur les joueurs chalonnais. Ils possèdent un cinq capable du meilleur. En tous cas Sandra Cléaux ne part pas en Haute Loire sans motivation ni enthousiasme. On sait qu’il restera encore trois matches à disputer (contre Lannion le 5 avril, au Cannet le 12 et contre Hyères le 19), mais ce dernier samedi en heure d’hiver marquera sans aucun doute un tournant dans la bataille au sommet de ce championnat Élite.